Un rêve, un projet, une réalité ...

Quelques flocons de neige....Et l'aventure commence!

Arrivée en famille à l'aéroport de Strasbourg Entzheim à 18h00.
Comme prévu nous embarquons à 19h30, après quelques instants et 10 cm de neige, Air France a réussi a faire décoller l'avion vers 23h30. Bien sûr l'attente fut agréable avec des informations précises sur le motif du retard et un généreux verre d'eau pour nous faire patienter....
Confiant pour la suite du voyage, nous débarquons à Roissy avec 5 heures de retard et une correspondance ratée...Air France a attendu notre arrivée pour organiser la suite...Apres négociations nous avons obtenu un autre vol pour le lendemain via Buenos-Aires et bien sur avec 3 heures de vol en plus, bien sur pas un verre d'eau en plus. ll est 1h15... Maintenant reste à obtenir une chambre d'hôtel, encore des palabres. Enfin en route pour l'hôtel vers 2heures et couché vers 3heures.
Les bagages eux sont en transit à l'aéroport, ce qui nous laisse sans rien pour commencer l'aventure en espérant que le reste du voyage se passe sans encombres...
Nous embarquons vers 23h00 ce soir pour Buenos-Aires...

A bientôt pour la suite des aventures.......... Team Aconcagua-2006.com

 

Ah! Enfin un moment de vrais plaisirs pour tous : le petit-déjeuner très copieux, il était temps, nos grands de l'équipe devenaient difficilement gérables... Bien sur, aventuriers que nous sommes, il nous était impossible de stagner à l'aéroport! Apres un forum pour débattre des différentes propositions de chacun, comme escalader la tour ou l'arc de Triomphe... de vrais défis quoi, on se retrouva chez Clément, petit restaurant sympa au pied de l'arc! Puis un groupe décida de rejoindre le Louvre et un autre les boutiques. Mais il était temps de retrouver les multiples comptoirs d'Air France pour reprendre les négociations si on voulait dîner ! Chose faite, grâce à nos deux pros de la communication ! Embarquement à 23h10 pour 13h45 de vol jusqu'a Bueno Aires.Les premières terres de l'Amérique du Sud apparaissent, magnifiques et immenses. Avec des fleuves larges de plusieurs kilomètres et des forets épaisses ressemblant à des éponges bien compactes, nous sommes déjà loin de notre belle Alsace. Loin des yeux, peut être, mais encore très près du cœur et surtout de celui de nos belles !
Premières rencontres avec de charmantes autochtones... eh ben c'est quand même dur la communication avec un simple "L'espagnol utile en voyage" ! Mais rien n'arrête nos intrépides voyageurs !

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Nous retrouvons nos explorateurs à l'escale de Buenos-Aires.
Cette escale nous offre notre premier contact avec le sol sud américain, quoiqu'en zone internationale. Tout irait pour le mieux si tous les dollars de Fabrice (le grand) n'avaient pas mystérieusement disparus entre le débarquement et le retour dans l'appareil. La galère continue. Nous avons retourné tout l'avion, contrôlé les coffres à bagages... il faut se rendre à l'évidence, ils sont irrémédiablement perdus... peut-être pas pour tout le monde, un argentin doit boire à notre santé.
La sentinelle de pierre, acte 1
Nous reprenons notre vol vers Santiago. Tandis que les efforts de communications avec les autochtones s'amplifient (anglaispagnol, francaispagnol...), l'appareil survole Mendoza... et les Andes... Puis, dans le ciel argentin, un colosse de pierre se détache du reste de la montagne. Celui que les Andains appellent la sentinelle de pierre nous fait face. Premier face a face avec celui que nous allons essayer de gravir dans quelques jours. Une certaine excitation se fait sentir dans le groupe, l'immense rocher couvert de nuages et de glace reste là à nous attendre. Le bœing ne s'attarde pas, forcement nous non plus (sic).
Le chat noir est encore là
Une distribution de formulaires divers et varies nous rappelle qu'on ne voyage plus dans la zone Schengen... C'est la que nos nouvelles relations espagnophones nous sont d'un grand secours... Nous ne restons pas a Santiago : De pessa. Et ces cases ? Une croix la, une croix ici... et hop le tour est joue.
Nous passons les services de l'immigration sans encombres... Miracle, enfin le sort nous sourit. Reste la recuperation des bagages et la douane.
Les bagages nous attendent au pied du tapis roulant. Tous ? Non, 2 sacs résistent toujours et encore aux bagagistes de Roissy. Les heureux élus par notre chat préféré : Fabrice et Guillaume (enfin, Guillermo). Une rapide chasse au félin ne donnera rien. Air France nous assure que nos bagages seront à Mendoza demain... C'est à espérer, il y a tout le matériel technique de nos 2 malheureux.
Enfin réunis
L'agacement produit par la nouvelle défaillance de notre transporteur cède vite la place à la joie de retrouver Ivan ! Ivan qui nous attend à Santiago depuis plus de 24h. Ivan dont la bonne humeur a résisté à une nuit sur les bancs de l'aéroport. Le groupe est enfin complet, l'aventure, la vraie, peu enfin commencer.
What a mini bus !
Nous faisons la connaissance de Raoul qui à la charge de nous faire passer les Andes, de Santiago du Chili a Mendoza, Argentina. Nous voyons défiler les mini bus locaux, derniers cris, tout confort... Nous suivons notre chauffeur, et là, stupeur, une vieux bus tout mal foutu attend les futurs andinistes.
On n'est plus à ça près, en avant pour 6 heures de route vers l'Argentine.
La relativité par le code de la route
Dire que la façon de conduire nous a surpris est un doux euphémisme.
Ici point de prudence ni de convivialité au volant. Notre chauffeur, Raoul (Fangio?), nous a gratifié de toutes les figures possibles et imaginables... dans les limites imposées par sa machina : suspensions relatives, aucun compteur ne fonctionne, freins à la limite, refroidissement du moteur fantôme. C'est sur que jouer à tu me dépasses, je te dépasse avec des monstres des routes (type trucks américains) ne nous a pas entièrement convaincu de la validité de son permis de conduire. Ceci dit après quelques kilomètres, il faut se rendre à l'évidence, ici tout le monde conduit comme ça. Heureusement, il connait la route comme sa poche, et quand il fait un écart monstrueux sur la route, c'est pas qu'il dérape, c'est qu'il évite d'énormes nids de poules.
D'ailleurs cette route de montagne fait plus penser à une succession de trous reliés ça et là par un peu de bitume.
Cote infirmerie, Guillaume ne se remet pas de son étirement vertébral sacre (je dis ça comme ça, parce que je sais pas comment on écrit coccyx...) Et les innombrables cahots ne font rien pour aider.
Dans le fond du bus, Franck tente d'oublier son mal de ventre qui le tenaille depuis le départ.
Comme dans un livre
Pour oublier les frasques du pilote, on se perd dans le paysage.
Et quels paysages. Durant ce voyage une variété incroyable de décors va défiler. Des vallées monumentales, rouges et friables a souhait jusqu'aux plateaux arides et déserts.
Je voulais en faire des tonnes dans cette partie, mais très sincèrement les mots me manquent pour décrire ces merveilles. C'est comme dans le plus beau livre, mais en mieux.
La frontière
La diligence de Raoul nous permet d'éviter un laborieux déballage de tous nos bagages... enfin pour ceux qui en ont... On passe du Chili à l'Argentine par un échange de visas.
C'est le moment que choisit Eddy pour rater un trottoir et se retordre sa cheville déjà douloureuse. Il faut dire que les effets de la fatigue et l'altitude se font sentir. On n'est plus dans une forme olympique. En se scrutant les uns, les autres, on se dit qu'on fait peur à voir. D'ailleurs, un simple mouchage peu se transformer en légère hemoragie... n'est-ce pas Laurent ?
La sentinelle de pierre, acte 2
Peu après la frontière, Raoul s'arrête au bord... disons plutôt pas trop au milieu de la route. Sur notre gauche, l'Aconcagua déploie toute sa hauteur. Bigre que c'est impressionnant. On ne nous a pas menti, l'Aconcagua le soir c'est brumeux... Très brumeux...
Un immense nuage blanc entoure le sommet... Dans quelques jours nous serons sur ces pentes...
Le train de Sisyphe
Tout au long de cette route, on voit au loin une ligne de chemin de fer. Elle est construite à flanc de montagne et semble ne jamais avoir servie. Et pour cause, tous les 10 km environ un nouvel obstacle, un nouvel ébouli, un glissement de terrain...
Pourtant il y a ça et là des ouvrages d'art (ponts, tunnels...) entretenus et neufs...
Comment veulent-ils faire rouler un train dans de telles conditions ?
La question semble intéresser Franck qui mitraille cette voie ferrée de l'inutile.
Je connais un Karele que ça aurait passionné aussi. Je crois qu'au long de ce voyage nous avons tous été ébahis par la beauté de cette nature sauvage, que nous avons tous été fatigués à un moment... Puis, nous avons chacun profité de moments de contemplation pour penser à nos familles et à ceux que nous avons laissés en France.
Arrivée a Mendoza.

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A peine arrivé à l'hôtel, un bref accueil de l'organisateur de notre expédition Ricardo (que nous rencontrons pour la première fois). Et déjà nous partons en quête de notre repas du soir. Et c'est ainsi que nous avons notre première rencontre avec le steak de bœuf argentin ! Le temps aussi de découvrir un peu l'été argentin...
Avant une nuit complète qui est la bienvenue après notre long voyage.
Premier contact avec nos guides (qui parlent anglais ouf), 2 jeunes argentins. Avec eux nous procédons à la vérification du matériel. Ils conseillent à Jean-Claude de louer un sac de couchage le sien n'étant plus assez chaud pour l'Aconcagua. Ce qui nous donne l'occasion d'une courte balade dans les rues de Mendoza pour trouver une boutique. Le temps de découvrir un peu la ville, son agitation et les préparatifs des manifestations pour les élections.
Pendant ce temps, Fabrice et Guillaume accompagnés de Ricardo vont enfin récupérer leur bagages.
Et ça continue encore et encore...
Aujourd'hui une petite histoire : celle de Guillermo, Fabricio El Longo et Air France ou plutôt Aero Francia... Ricardo notre sémillant contact local transporte les deux malheureux à l'aéroport international de Mendoza. Et la, o surprise : les bagages ne sont toujours pas à Mendoza ! Mais confiance l'aéroport leur garantit qu'ils seront là par le vol du soir... Espoir?
La vie trépidante du chasseur de permis
Le repas nous est généreusement offert par notre agence de Trek (Aconcagua Adventure, on ne vous l'avait pas encore dit ?). Une chose est sure, ils connaissent bien les européens : resto italien... c'est ça les voyages, la rencontre d'autres cultures... blague à part, excepté le nom, ce resto n'avait pas grand chose d'italien...
Toujours très confiants en l'aeroflotte de notre pays nous partons chercher nos "permit". Petit tour de passe-passe : remplir le formulaire à l'office del turismo (rue San Matin), chercher des pesos, payer 1000 pesos dans un autre bureau (1kP pour les inities), et enfin retrait du permis d'ascension au ministère du tourisme. Ouf, c'est fait, on va pouvoir grimper.
Ce n'est qu'un au revoir...
C'est déjà la fin d'après midi, et il faut partir pour Punta Del Inca. Guillaume et Fabrice doivent repasser à l'aéroport. Le groupe va partir avec le van pour Punta Del Inca. Les naufragés vont prendre un taxi pour récupérer les bagages (enfin on espère), puis rejoindre le groupe. Au moment de se séparer la tension monte dans le groupe. La séparation prend des allures d'adieu... Brrr... Il faut dire que les deux n'en mènent pas spécialement large. Il faut dire qu'après toutes ces péripéties nous n'avons qu'une confiance limite en Air France.
La route dans le soir
On repart sur la route du Chili et les paysages grandiàses de la Cordière des Andes, Ia sentinelle de pierre toujours perdue dans les nuages (vraiment il ne faut pas y être le soir). Cette fois ci Eddy évite la place de devant et Franck est à nouveau fasciné par le train de l'impossible qui longe la route...
Arrivée dans la nuit au refuge, toujours le retard dû a Air France. Notre ascension débutera à 2750m. Au refuge, dans une grange il nous faut faire le tri entre les affaires à faire porter par les mules et celles pour la première marche (enfin !)...
Pendant ce temps, Guillaume et Fabrice ont pu récupérer leurs bagages, Raoul aurait-il écrasé le chat noir ? Un merci à la bonne fée de la montagne qui enfin nous aide. Malgré tout, nos deux comparses ont droit à un voyage en taxi, avec séances de photos privées et de longues discussions en espagnol avec le chauffeur sur la route...
Heureusement, ils sont arrives à temps pour le repas du soir, vers 23 heures... Tiens de la viande de boeuf...
Demain...
Ce sera la dernière journée de l'année, aussi le vrai départ de l'expédition. Nous commencerons par une randonnée d'une durée de quatre heures. Départ donc de Puente Del Inca (toujours à 2700 mètres) jusqu'a Confluencia 3300 mètres. De plus nous avons décidé de fêter la nouvelle année "a la française", enfin, à l'heure française... parce qu'on aura pas de Champagne. Message pour les familles : depuis hier soir, il n'est plus possible de communiquer à l'aide de nos téléphones cellulaires, donc si on ne vous appelle pas, ne soyez pas inquiets, tout va bien. Pensez tout de même à nous vers minuit heure française, en tout cas, nous on pensera à vous.
Pour envoyer ce message, nous avons mis notre téléphone satellite et notre VAIO en route. Vive la technologie SONY...

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Ci-joint quelques photos de cette journée :

Cliquer sur les vignettes pour agrandir.

Arrivée a l'aéroport Santiago du chili.

Après le petit dejeuner.

Aconcagua route vers Mendoza.

Vue aérienne avant Santiago du chili.

Les Andes coté chili.

Plaine avant Mendoza.

Les Andes coté chili.

Paysage des Andes cote argentine.

Photo du groupe.

 

Donc après une nuit à Punte Del Inca en hôtel "grand luxe", petit déjeuner en ambiance cool, on discute, on plaisante.
Viennent ensuite les préparatifs du départ (sacs, boissons...).
Ensuite Monsieur Eddy "One more", décide de faire une photo de groupe près de la fameuse voie ferrée. Photos (double bien sur) et ensuite branchement de hi technologie (téléphone satellite, ordinateurs portables...) Apres quelques essais vains... ça marche !
Il est maintenant l'heure de partir (un mini bus vient nous chercher pour aller au départ). La tension monte en nous, nos estomacs se nouent (maintenant c'est parti on ne peut plus faire marche arrière). Apres vérification des permis la caravane s'ébranle doucement et là, fini les peurs et les doutes, place à la MARCHE. Nous progressons lentement dans un paysage magnifique avec en image de fond le saint "Graal"
Nous arrivons au petit lac où nous décidons de faire une photo de groupe avec l'Aconcagua en arrière plan, avec un ciel bleu et un temps de rêve pour les personnes qui tenteront le sommet aujourd'hui.
Notre randonnée continue dans un cadre de rêve, de toutes les photos que nous avons vu sur Internet rien n'est aussi beau, impossible d'expliquer ce que nous vivons à présent. L'espace autour de nous est tellement majestueux, les couleurs des rochers, des sommets alentours sont d'une telle beauté que nous ne regrettons pas d'être là...
A l'arriver du pont suspendu nous traversons la rivière Quebra del Rio Horcones avec entrain. Nous rencontrons des groupe de mulas qui descente a vide des chargement du camp Confuencia.
Vers 13h30 nous nous arrêtons au bord de la rivière pour déjeuner, le menu était un sandwich composé d une escalope milanaise et de pain argentin, suivi d'une pomme et d un yaourt à boire.
Vers 16h00 nous arrivons au campement confuencia à 3300 mètres, l'altitude et la température commencent à nous dire que nous sommes en haute montagne. Les tentes sont déjà montées et nous mettons nos affaires à l'intérieur. Nous profitons du soleil pour recharger notre téléphone satellite et autre matériel avec nos panneaux solaires.
Les grands font une petite "siesta" avant la soirée du réveillon. Vers 19h00 nous allons dans la grande tente bleue du repas ET commençons notre repas de fête en montagne, à savoir en entrée une assiette composée d'un toast de pain + jambon + tranche ananas et un coulis de sauce tomate à l'américaine. Puis nous continuons avec du cidre argentin et une assiette de bœuf aux champignons sauce Rochefort et purée de pomme de terre. En dessert une boule de chocolat sur son coulis... vers 20H00 heures, heure locale nous appelons nos familles et nos belles avec notre téléphone satellite pour leur souhaiter une très bonne année 2006.
Nous profitons de ce moment rare qui est l'expédition pour vous souhaiter du cœur de la Cordière des Andes et au nom de toute l équipe Aconcagua une très bonne année 2006 et une santé de fer, pleine d'aventures et de bonheur.

Daniel et Eddy

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Premier réveil en altitude, à 3300m, ajouté à cela l'accumulation de fatigue des jours précédents, chacun réalise maintenant la véritable difficulté de l'expédition. A partir, de maintenant on progresse jour par jour étape par étape. Celle du jour promet d'être belle et dure! 27 km, 1000m de dénivelé, de Confluencia à Plaza de Mulas.
Lever à 6h30, (c'est pas fréquent un premier de l'an!) dans la fraîcheur du matin, il faut ranger les affaires et préparer les sacs pour les mules. Puis c'est le petit déjeuner copieux avant une longue marche.
8h00 c'est le départ pour 10h de marche sous un soleil de plomb. Un premier passage de colline le vent commence à souffler, tout comme le soleil il ne nous quittera plus jusqu'a Plaza de Mulas.
La première étape de la marche est l'ancien camp de Confluciencia et premier passage de rivière a couper le souffle.
Puis commence la longue marche en fond de vallée l'Aconcagua sur la droite, on distingue le sommet et les nuages qui le balayent à une vitesse impressionnante (un mauvais jour pour faire sommet d'après nos guides). Nous continuons la marche dans la vallée, très vite l'herbe et les plantes sont de plus en plus rares et le paysage devient lunaire. Mais la vallée reste magnifique bordée de montagnes somptueuses, sur les flans des montagnes les petinants (penitantes) se sont des pics de neiges façonnes par le vent dans les coulées de neige. Le spectacle est magique, unique et nous fait oublier tous nos soucis des jours précédents ainsi que le vent de face et le soleil. Au cours de la marche on rencontre des mulas, qui relient les 2 camps, on voit aussi des cadavres de mules un autre rappel que c'est aussi une épreuve et pas seulement une ballade.
Apres plusieurs heures et le passage, entre quelques pénitents on arrive au pied de la montée vers Plaza de Mulas, I'heure de la pause déjeuner (pause est un premier mot français que nous avons pris le soin d'apprendre à nos guides, juste après manger).
Nous sommes à 3800 mètres reste 500 mètres de pente quelque fois assez raide. L'altitude commence à se faire sentir et chaque pas est mesuré pour ne pas perdre son souffle et ménager son effort la route est encore longue. Apres un dernier effort on aperçoit le camp, il nous parait immense et improbable au bout de cette somptueuse vallée...
L'effort n'est pas fini le temps d'un thé il faut monte les tentes car la neige commence a tomber. Apres un peu de travail de terrassement pour préparer l'emplacement des tentes, Marino nous apprend a installer des tentes avec des cailloux ici il n'est pas possible de planter de piquets.
A peine les tentes montées il est 20heures l'heure du dîner. La fatigue est visible sur les visages de chacun, les têtes sont lourdes quand un mal de tête ne se fait pas sentir.
Apres le repas au bœuf préparé par Luis un cuisinier qui parle très bien français et pour cause il a épouse une alsacienne rencontrée ici, et avec qui il a passé 5 Ans a Strasbourg! Maintenant avec leurs enfants ils partagent leur vie entre Argentine en hiver et Alsace en été.
Une autre rencontre autour d'un thé avec 2 françaises (dont Catherine Morel qui a organisé le dernier trek de jordanie) et qui reviennent du sommet. Elles ont fait une traversée de la montagne en
12 jours et 25 kilos de charge, chapeau bas mesdames. Nous écoutons les conseils avises de ces deux routardes de la haute montagne! Elles ont arrêté leur ascension à 6500 mètres, le vent était trop fort et donc le temps devenait trop incertain, ainsi après 6 heures de marche à moins 40 degrés elles retournent au camp. Sage décision puisqu'une tempête de neige s'est levée moins de 3heures plus tard.
Temps pour nous d'aller nous coucher après un jour de l'an unique dans notre vie d' aventurier !
Du Camp de Base a 4300 mètres

Franck

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Aujourd'hui était une journée de repos au Camp de Base à 4300 mètres lieu dit Camp De Mulas et nécessaire à notre acclimatation. C'est également le terminus pour les mules et c'est maintenant à dos d'homme que les différents portages vont être effectués.
Une journée Walkman dans les tentes où nous testons nos SonyErisson "Made in Alsace", nous profitons également du soleil de plomb pour recharger nos appareils grâce à l'énergie solaire de nos panneaux.
Un autre groupe joue aux cartes, et d'autres en profite pour faire un brin de toilette avec l'eau des glaciers entourant le camp.
Le cadre exceptionnel qui nous entoure nous invite à contempler des heures durant les chaînes de montagnes andides qui nous entourent.
Dans l'après midi nous randonnons autour du camp pour contempler les "pénitents" sorte de stalactites de glace pouvant atteindre
3 mètres.
Vers 17h00 nous nous rendons à la tente des médecins pour valider notre taux de saturation de l'oxygène dans le sang, ainsi que notre tension artérielle. Tout le groupe de notre Expédition est apte.
Puis chacun vaque à ses occupations, lecture, carte, musique en attendant le repas vers 20h00.
Demain sera une grande journée où nous partons pour 8 heures de marche afin de nous rendre au Camp 1 vers 5100 mètres...

Du Camp de Base a 4300 mètres,
Eddy

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Après un réveil difficile dû à l'altitude, certains ont des maux de tête, d'autres ont mal dormi, pas d'appétit au petit déjeuner...
Bref une équipe en super forme pour attaquer la journée. Et quelle journée ! Une ascension prévue à 5250 mètres et quelques 950 mètres de montée. Nous partons sous un soleil de plomb avec 20 minutes de retard, à croire que certains sentaient la rude journée qui nous attendait.
Départ du Camp de Base à 10h00, nous sortons du camp en traversant un champ de pénitents (voir photo ci-dessous) et c'est le premier contact avec la glace. Nous suivons un sentier en lacets sur une pente très raide à environ 30 pour cent. Peu de temps après notre départ vers 4600 mètres deux personnes du groupe ont rendez vous avec le mal des montagnes (Maux de tête et nausée) vers 4820 le premier (soit 10 mètres au-dessus de notre Mont-blanc National) doit redescendre accompagne d'un guide. Nous arrivons au Camp CANADA a 5000 mètres et nous profitons de cette pause pour prendre le repas de midi il est déjà 14H00.


Vers 5050 mètres une autre personne du groupe redescend avec le deuxième guide vers le camp de base. Le reste du groupe soit 8 personnes plus les guides arrivent au Camp 1 a 5250 mètres a 16h05. Nous faisons une pause d'un quart d'heure et nous admirons les Andes dans toute leur splendeur, le ciel est d'un bleu turquoise et il n'y a presque pas de vent. Et pour la première fois nous avons l'impression de surplomber les montagnes environnantes. (Sauf l' Aconcagua qui est derrière nous...)
Apres cet instant magique, nous attend une descente vertigineuse dans un pierrier effectuée en moins de deux heures. Retour au Camp de Base vers 18H00 où nous retrouvons avec plaisir nos deux compagnons en pleine forme.
Le dîner du soir se fait contrairement aux autres soirs dans un silence monacal... calme dû sans doute à l'étape du jour.
Le doute s'installe pour l'ascension finale du sommet de l'Aconcagua...
La nuit portera conseil.
Vers 21H00 tout le monde est dans sa tente de haute Montagne (VE25 de The North Face) avec son compagnon d'Aventure... Ce sont des tentes trois places que nous partageons à deux personnes et notre matériel technique très envahissant.

Demain est une journée de repos et d'entraînement à la marche avec crampons et réglage du matériel technique avant le grand départ vers les Camps d'altitude.

Du Camp de Base a 4300 mètres,
Thierry, Jean-Claude, Laurent et Eddy


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Cette journée de repos sera une journée de doute pour toute l'équipe...
Nous nous posons même la question de savoir si cela ne serait pas mieux de prendre une journée supplémentaire au camp de base afin de parfaire notre acclimatation (nous avons 2 jours de battement sur la durée totale de l'expédition).
Sous le conseil des guides, nous optons à l'unanimité pour rester une journée de plus à Plaza de Mulas. Les guides nous félicitent alors de notre esprit de groupe et reconnaissent qu'une décision aussi sage ne se rencontrait pas dans toutes les expéditions.
Ils nous avouèrent même qu'ils estimaient que le moitie d'entre nous auraient pu rencontrer des difficultés dans les étapes à venir...
Ensuite, au fil de l'après-midi, le moral et la forme remontèrent, et nous décidons de visiter le refuge à une trentaine de minutes de marche. Nous rencontrons une équipe Suisse avec laquelle nous échangeons nos impressions avant de nous souhaiter bonne chance.
Apres le dîner place sous le signe de la bonne humeur (soupe, dinde avec crudités a l'huile d'olive, gâteau à la confiture de lait), chacun rejoint sa tente en admirant l'Aconcagua coiffé d'un anneau nuageux (nomme 'le longo').
Demain devrait donc être une journée supplémentaire au camp de base beaucoup plus détendu...

Du Camp de Base à 4300 mètres, Daniel.

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Après une nuit venteuse, c'est la rotation de l'hélicoptère qui nous réveille vers les 8h30 du matin. L'hélicoptère approvisionne notre camp et évacue nos déchets...
Au loin, nous entendons des avalanches (les séracs se brisent sur le
glacier) qui nous rappellent que nous sommes bien en haute-montagne.
Il fait 2 degrés dans la tente et après 30 minutes de grasse matinée au chaud dans nos duvets. Le soleil se lève, réchauffant immédiatement le camp à 9h15 précises.
Tout le monde se lève pour le petit-déjeuner de 9h30, une vraie journée de repos commence....
Les guides vont vérifier nos crampons qui devraient être nécessaires pour l'ascension finale.
Nous aurons aussi de longues discussions entre-nous pour savoir quels vêtements à prévoir:
Pour le haut: un tee-shirt anti-transpirant, 2 polaires, une veste en duvet et une gore-tex par dessus si le vent est fort Pour le bas : une polaire, un pantalon et une gore-tex Pour les mains : une paire de gants en soie, une paire de polaires et des moufles en duvet.
Pour le reste indispensable : duvet, piolet, crampons, bonnet.
(Aujourd'hui et malgré un temps dégagé les températures au sommet étaient autour de -40).
Les guides nous expliquent aussi que nous mangerons simplement: soupe en sachet, pâtes, etc... L'eau sera produite de la fonte de glace ou de
neige: nous devons absolument boire chacun 5 litres d'eau par jour, ce qui fait tout de même 65 litres d'eau pour nous tous!
S'il fait beau, c'est à dire au delà de 0 degrés, nous devrions manger ensemble dehors, sinon sous les tentes...
Nous commençons à avoir froid rien que d'y penser, mais il nous tarde vraiment de quitter le camp de base!
L'après-midi, nous organisons une séance photo pour remercier nos sponsors.
Ce sera l'occasion de présenter Aibo aux guides et porteurs; il remportera un vif succès auprès d'eux. Aibo est un peu engourdi et n'a pas envie de jouer avec sa balle: serait-il aussi atteint du mal des montagnes ou serait-il timide face aux douces caresses de nos cuisinières Argentines?
Peu après, un guide crie 'el condor !'. Tous nos regards se lèvent au ciel pour admirer le survol d'un majestueux condor planant au-dessus de notre camp. Luis nous explique que nous avons beaucoup de chance car il est très rare d'en apercevoir aussi bas. Ce rapace de 3 mètres ne se déplace qu'en planant et en profitant des courants ascensionnels. Nous saurons plus tard que le condor est un charognard et qu'une mule récemment morte régalera notre visiteur.
En fin de journée, les guides contrôlent une dernière fois notre taux de saturation et notre rythnme cardiaque. Une dernière visite médicale aura lieu demain matin avec le médecin du camp avant le départ pour un dernier avis. La journée de demain sera une étape difficile... Il faut rallier le camp 1: Cambio de Pendiente a 5250 metres! Soit 900 mètres de dénivelé avec notre matériel pour les jours suivants, soit bien 12kilos.
Pour nous donner du courage en soirée, nous avons lu les nombreux mails d'encouragements et de sympathie reçus sur la messagerie du site. Merci à tous et n'hésitez pas à continuer de nous soutenir.
Dans les jours à venir, nous aurons certainement plus de difficultés à vous envoyer le carnet du jour: Nous ne savons pas si le matériel fonctionnera correctement au delà de 5000m par des températures négatives.

Fabrice Mir du Camp de base a 4300m

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Réveil à 7h30 puis pliage des tentes et préparations du matériel pour les 4 jours d'ascension à venir. ... Tout le monde se pose la question "tu crois qu'il faut prendre ça aussi" ?
Maintenant c'est nous qui portons toutes nos affaires, la préparation des sacs est un véritable casse-tête... nous ferons même appel à 3 porteurs pour nous aider au portage des surcharges de certains et du matériel technique.
Nous prenons maintenant notre dernier petit-déjeuner copieusement préparé au camp de base.
Vers 9h a lieu une dernière visite à la tente médicale effectuée par 2 médecins argentins qui confirmera que l'ensemble du groupe Sony Aventure est apte à l'ascension.
Le responsable du camp Luis (marie à une alsacienne !) nous souhaite chaleureusement bonne chance.
Après une ultime vérification des sacs à dos, nous partons vers 11h avec nos guides et pour la deuxième fois, chaussés de nos coques de hautes montagne. Nous marchons en file indienne pas à pas.
A 12h, une première pause est faite à 4550m avec une vue sur le camp de base.
A 13h, nous prenons une longue pause pour le repas près de superbes rochers typiques andais.
A 14h30 nous arrivons au camp Canada situe a 4950m. Un repos de 15m nous ai accordé !
Le départ est dur et l'objectif de la journée est maintenant en visuel et après le passage de 3 groupes de pénitents, nous arrivons à notre camp 1 'Cambio de Pendiente' a 5250m vers 17h.
Nous nous installons sur le haut du camp avec nos 6 tentes et une tente nommée par les guides la bath room.
La bath room est une tente destinée à nos commoditées. Les guides sont très respectueux de l'environnement car nous sommes dans un parc national. Tous nos besoins et déchets seront redescendus à dos d'homme!
Une tente est occupée par les guides et transformée en cuisine: quel confort pour l'altitude.
Nous avons un temps de rêve avec presque pas de vent, nous contemplons des heures durant le paysage magique qui nous entoure. Nous sommes maintenant plus haut que les montagnes environnantes et il n'y a plus de mot pour expliquer cela...
Vers 20h, nous passons virtuellement à table sur des rochers mais avec une vue imprenable. C'est pour beaucoup de membres de l'équipe la plus haute et belle salle à manger. Le dîner est composé de ravioli au fromage copieusement préparé par nos guides.
Vers 21h, cela sera pour une grande partie d'entre-nous une première nuit à 5250m.
Un autre groupe regarde le coucher du soleil qui est merveilleux sur la cordillère des Andes.
Demain sera une journée d'acclimatation autour du camp 1 avant la montée dimanche au camp 2 'Colera' vers 5955m.
Nous envoyons ces carnets de route par téléphone satellite IRIDIUM et PC VAIO alimentés par panneau solaire flexible, et que vive la technologie !

Eddy du camp 1 à 5250m

32deg 38.78 S
70deg 02.05 W
(visible sur Google Earth)

 

 

La nuit :

Notre première nuit à plus de 5000 mètres, et quelle nuit! Cambio de Pendiente, un camp perdu sur le flanc ouest de L'Aconcagua, dans un paysage lunaire entrecoupée de champs de pénitents. Autant dire que rien ne protège le camp du vent. Et cette nuit, le vent s'est levé. Et ici, quand le vent souffle c'est quelque chose. D'abord c'est rugissement lointain, et pas franchement rassurant, puis il arrive sur le camp et toutes les tentes sont secouées violemment, les toiles claques, les dormeurs sont réveillés... Ce vent, d'ailleurs, ne nous a pas quitté de la journée. Grand contraste avec la journée d'hier, qui était sans doute la plus belle depuis notre arrivée.

Le réveil :

Un cri déchire le silence : "Hot water guys !", vous aurez tous reconnus la voix de notre sémillant guide Mariano. Notre tente est pourvue d'un balcon extraordinaire donnant directement sur la cordillère. Les sommets flottent sur les nuages et au loin on aperçoit la vallée. C'est somptueux, devant nous la "cathédrale", sur la droite le glacier Horcones supérieur et son joli sommet. De l'autre coté, une pente vertigineuse donnant directement sur le sommet nord de l'Aconcagua. C'est aussi beau qu'effrayant... surtout la pente finale, l'impressionnante Canaleta.
La sensation de froid due au vent nous oblige à prendre notre petit déjeuner à l'abri dans nos tentes.

La journée :

Tout le monde se sent plus ou moins bien, ce qui à cette altitude, et pour un aussi grand groupe n'est pas commun. La journée supplémentaire d'acclimatation a vraiment été bénéfique. La matinée se déroule dans les tentes ou quelques téméraires affrontent les pénitents : Thierry, Daniel et Yvan. Pendant ce temps les autres -non moins téméraires- parient sur la distance qu'ils parcourront.
Pour le repas de midi, tout le monde se retrouve autour d'une table improvisée par les guides. C'est armés de doudounes et de vestes "Gore Tex" qu'on déguste les plats de charcuteries et fromage.
Les guides nous font un briefing sur les 2 prochaines journées. La marche vers le camp 2, Colera (juste a cote du camp Berlin) décrite par eux comme pire que la marche d'hier, mais plus facile que l'ascension finale. Leur objectif est de nous faire marcher tous ensemble ce qui leur semble réalisable pour atteindre colera. Mais plus aléatoire pour le dernier assaut.
Ils précisent que l'ascension ne représente que la moitié de la course. Le plus important est de revenir entier, ce sont eux, et eux seuls qui décideront qui est apte de monter. Ils nous racontent avoir déjà arrête des clients alors qu'il ne restait que 5m a gravir (c'est à dire un bon quart d'heure de marche). La sécurité avant tout.
Après la rituelle photo de groupe, chacun retourne à ses occupations.

C'est dans ce premier vrai camp d'altitude que nous avons une pensée pour nos compagnons de cordée qui n'ont pu se joindre à nous, salut Isabelle, salut Olivier, salut Jérôme.

Coucher de soleil sur cambio de pendiente :

Tiens c'est vrai, on n'a jamais parlé des tentes... Graçe à la persuasion d'Eddy, nous sommes équipés de North Face VE25... qui comme toutes les tentes ont la propriété de se fixer avec des piquets... si vous avez bien lu les épisodes précédents l'Aconcagua est une sentinelle de pierre... et planter des piquets dans la roche n'est pas chose facile... l'argentin n'étant pas à cours d'imagination, posé sa tente à même la roche et l'arrimé avec des rochers récoltés dans le voisinage. Technique éprouvée. La preuve.
Nous vaquions à nos occupations quand notre autre guide Andres dit "Laucha" vient fureter aux alentours de nos tentes... et va-t-y pas qu'il rajoute aux arrimages du poids en cailloux, sans se départir de son sourire mutin. Mauvais présage ?

Nous nous retrouvons dans la magnifique salle à manger avec vue sur la cordillère. Le repas est excellent. Yvan voulait des petites fraises pour le dessert, malheureusement le repas est écourté car le vent se fait plus présent et du coup le froid aussi.

Le soleil se couche sur la cordillère des Andes dans un magnifique bouquet de couleurs chatoyantes. Et ce n'est certainement pas le vent qui nous empêchera de le prendre en photo.
Puis vient la nuit. Et là fini de rire, le gentil claquement de la nuit précédente fait place à d'incessantes bourrasques, par instant on entend même quelques cailloux qui viennent heurter la toile. Les tentes sont secouées, autant dire que la nuit n'a pas été la plus tranquille. Alors oui, la tournée d'inspection de Laucha était bien sentie. Une fois de plus ça prouve le professonnalisme de nos guides. Le matin on nous annoncera que le vent a souffle à 70 km/h.

Franck et Guillaume alias 'Guioume' au Camp 1 à 5250m.

Le réveil est facile, vu qu'en fait peu de nous ont dormi. Car le vent n'est pas venu seul.
Le froid nous rappelle que malgré l'été austral nous dormons à 5250m d'altitude. Malheur à la bouteille qui échappe à la douce chaleur du duvet, la sanction est inévitable, gelée elle sera.
Muni de notre "hot water" nous prenons le petit dej' à l'abris des tentes. Le départ prévu à 10 heures, nous permet d'attendre le lever du soleil pour démonter les tentes.
Dernières instructions, distribution des vivres de courses et zouh, en avant pour 750m de dénivelé positif, avec 15kg (en moyenne) sur le dos.
Une fois de plus, le paysage est grandiose. Autour de nous, c'est "On a marché sur la lune", au loin, le coté chilien de la cordillère se dévoile à nous. Par contre le vent glacial s'intensifie encore. Les bâtons nous sont bien utiles pour faire opposition à ses assauts.

Nido de Condores

Au bout de 2h de marche nous arrivons à Nido De Condores (5450m). Le vent est terriblement fort. Laucha nous dégote un abris de fortune. La l'ambiance se tend. Le sommet n'a jamais été aussi proche. Pourtant, pour nous tous, l'aventure semble tourner court, c'est d'autant plus dommageable que tout le monde se sent bien aujourd'hui. Blottis dans notre petite tente orange secouée par le vent, nous attendons des nouvelles.
Elles arrivent, elles ne sont pas bonnes. Les vents qui nous attendent à Colera sont de l'ordre de 100km/h. Cette nuit, 5 tentes y ont été détruites. Le camp Berlin est complet.
Un guide et son client de retour de Berlin nous rejoignent dans notre retranchement. Ils nous décrivent l'enfer.

Que faire ?

Apres quelques palabres et le bulletin moto (mauvais à 2 jours), nous décidons de camper ici a Nido. Forcer le destin à Colera aurait été inconscient, redescendre à cambio de pendiente inutile. Une fois de plus, le guide nous aide à prendre la bonne décision.
Ce choix nous permettra de tenter l'ascension du sommet demain. C'est presque infaisable vu les conditions, mais ça entretient l'espoir. Quoiqu'il en soit, ça devrait nous permettre de tous atteindre les 6000m d'altitude.

Remonter le camp

La décision prise, il faut agir. Nous montons toutes les tentes à l'unisson, ou presque, sous un vent battant. 4 personnes pour dompter la toile. Jeter du poids pour l'empêcher de migrer vers des cieux plus cléments. Puis, il faut mettre les arceaux, et lester la tente avec un sac. Puis 2 autres personnes pour placer la double toile qu'il faut fixer à l'aide de rocher. C'est le toit qui, malgré tout, tient tout l'édifice.
L'après midi se passe tranquillement... demain est un autre jour. Et le sommet peut être si les vents tombent un peu...

Une dernière réunion faite par nos guides vers 19h00 devant nos tentes par un vent de plus de 50 km/h et par -5 degrés nous donnes trois possibilités. (D'ailleurs si tous les meetings étaient faits dans ces conditions les décisions ce ferait plus rapidement...)

1 - Tenter notre objectif du sommet de l'Aconcagua qui est maintenant a moins de 1600 mètres directement d'ici a 5450 mètres, avec un départ si la météo et les vents tombe à 5h00 du matin.

2 - Dormir une nuit supplémentaire à Nido De Condores (5450 mètres) et voir la météo du jour suivant (de toute façon pas bonne pour les deux jours à venir...)

3 - Proposition de notre chef d expédition Eddy, si la météo n'étant pas bonne à 5 heures du matin, départ a 9h00 pour l'objectif de réaliser notre propre record d'altitude à 6000 mètres. Car pour neuf personnes du groupe dont les cinq de l'expédition au Kilimandjaro nous sommes jamais aller au dessus de 5895 mètres.


La nuit :

Notre troisième nuit à plus de 5000 mètres... Il faut s'avoir que l'organisme humain ne se régénère plus et se dégrade à plus de 5000 mètres d'altitude, nous sommes donc sur nos réserves depuis plus de quatre jours maintenant. Nous nous mettons à trois maintenant dans les tentes, dans le but d'avoir plus de poids et donc de la résistance à l'assaut du vent...
La nuit fut un nouveau cauchemar, les vents à plus 80 km/h nous regardons ce spectacle de la nature du font de nos duvets Vallandres qui, il faut le dire, nous tiennent très chaud par -9 degrés. Les armatures de nos tentes s'écrasent sous la pression du vent et nous espérons que nos amarrages accrochent aux rochers, réalisés par nos soins et vérifiés par nos guides tiendront...


Guillaume & Franck

Nido de Condores:
32 38.56S


Une dernière réunion faite par nos guides vers 19h00 devant nos tentes par un vent de plus de 50 km/h et par -5 degrés nous donne trois possibilités. ( D'ailleurs si tous les meetings étaient faits dans ces conditions les décisions se feraient plus rapidement...)

1 - Tenter notre objectif du sommet de l'Aconcagua qui est maintenant à moins de 1600 mètres directement d'ici à 5450 mètres, avec un départ si la météo et les vents tombent à 5h00 du matin.

2 - Dormir une nuit supplémentaire à Nido De Condores (5450 mètres) et voir la météo du jour suivant ( de toute façon pas bonne pour les deux jours à venir...)

3 - Proposition consensuelle de notre chef d'expédition Eddy, si la météo n'étant pas bonne à 5 heures du matin, départ à 9h00 pour l'obectif de réaliser notre propre record d'altitude à 6000 mètres.
Car pour neuf personnes du groupe dont les cinq de l'expédition au Kilimandjaro nous sommes jamais allés au dessus de 5895 mètres.


 La nuit
 
Notre troisième nuit à plus de de 5000 mètres... Il faut s' avoir que l'organisme humain ne se régénère plus et se dégrade à plus de 5000 mètres d' altitude, nous sommes donc sur nos réserves depuis plus de quatre jours maintenant. Nous nous mettons à trois maintenant dans les tentes, dans le but d' avoir plus de poids et donc de la résistance à l'assaut du vent...

La nuit fut un nouveau cauchemar, les vents à plus 80 km/h nous regardons ce spectacle de la nature du fond de nos duvets Vallandres qui, il faut le dire, nous tiennent très chaud par -9 degrés. Les armatures de nos tentes s'écrasent sous la pression du vent et nous espérons que nos amarrages accrochent aux rochers, réalisés par nos
soins et vérifies par nos guides, tiendrons...
 
 Le matin

Une grande partie du groupe se réveille vers quatre heure du matin, parce qu'il n'y avait plus de vent. Nous entendons une expédition allemande à côté de nous se préparer et partir vers 4h30. Nous sommes confiants et attendons le feux vert de nos guides. Chacun se prépare psychologiquement et réfléchit au matériel et aux équipements que nous allons mettre pour affronter l'Aconcagua.
 

Vers 5H30 il faut se rendre à l' évidence que nous ne partirons pas pour le sommet et qu' il faut accepter ce dure choix des lois de la haute montagne. (Mon premier guide Michel de Samoëns lors d'une sortie dans les alpes pour réaliser un 4000 mètres avec les Vosges Trotters de Sélestat m'avait dit : Aucune Montagne de vaut la vie d'un homme et aucun sommet ne vaut ceci...)

Vers 5h45 nous entendons nos allemands revenir et tenir des propos très durs sur les conditions météo qu'ils
venaient de rencontrer, à dire des températures de -15 degrés avec du vent à 60 km/h cela nous fait en froid relatif -32 degrés !

Nos guides nous apportent de l'eau chaude vers 8h00 et nous expliquent que suite à la météo nous partirons vers 10h00 pour le Camp Berlin et puis vers 6000 mètres au Camp Colera à 5975 mètres.
Un énorme pincement au cœur, nous partons à 7 personnes et nos deux guides vers Berlin. Le troisième guide reste au Camp avec Jean-Claude, Thierry et Fabrice B.
 
La journée

La montée est très soutenue, nous montons à un rythme de 300 mètres-heures et c'est deux heures plus tard que nous arrivons au Camp Berlin à 5945 mètres. (un camp très sale, puisque c'est un camp où les guides ne vont pas trop et que les cordées non encadrés laissent leurs déchets à même le sol. Une formation à notre Sictom local serait la bienvenue...)

A 15 minutes plus haut nous arrivons devant un mur de rocher de 20 mètres de haut en difficultés 3 degrés mais ou le vent maintenant à plus de 80 km/h nous plaque littéralement sur la roche. Guillaume a même un instant le vent qui s'engouffre sous sa doudoune et le projette 50 cm plus haut lors de cette escalade. Quelques instants plus tard le groupe arrive à 6000 mètres d'altitude et c'est un moment de pur bonheur et d'embrassade de compagnons de cordée... Des moments très forts, même si derrière nous le sommet maintenant à 962 mètres, (soit presque la hauteur de notre Thaenchel local) nous fait cruellement défaut.
 

La montagne a ses régles qu'il faut respecter et c'est à nos familles et amis que nous pensons la haut et qui nous dit STOP nous arrêtons là à 6000 mètres pour notre sécurité à tous. Une photo de groupe de notre Association Sports et Loisirs Sony Aventure est réalisée et c'est maintenant notre nouveau record d'altitude et Daniel, Fabrice M, Franck, Eddy, Guillaume, Laurent, Yvan et nos deux guides Mariano et Luchas en sont très fières sous un vent entre 110 et 130 km/h par -29°...

Franchement je n'avais jamais vu une telle force de la haute montagne et même filmer ou faire des photos devenais impossible, mais que nous avons quand même réalisé. Rien que sortir la main de nos moufles en duvet d
oie quelques minutes nous glaçait les mains...
 
La descente en dé-escalade fut longue pour notre ami Fabrice, parce que les rafales de vent lui avait un instant enlevé ses lunettes...

Après une heure de descente nous arrivons au Camp et après deux heures de repos nous plions nos tentes sous le vent et chargeons nos sacs à dos de l'ensemble du matériel que nos porteurs avaient montés. C'est d'ailleur un record de monte de plus de 22 kg pour Laurent puisqu'il n'a pas fait appel au porteur, se sont les pensées de la communauté du Mont Saint-Odile ou les nombreux entrainements Obernai-Saint-Odile qui ont fait cela...
Tous le monde descend maintenant avec des charges comprises entre 20 et 25 kg par sac a dos. Après 2h30 de descente nous arrivons au Camp de base et c'est un accueil chaleureux que nous offre Louis et son équipe.

Cette soirée sera notre soirée et nous en garderons le secret...

Toute l'Equipe de l'expédition Aconcagua 2006 n'a peut être pas vaincu le sommet mais a vécu une aventure humaine hors norme, pleines expériences inoubliables, extrêmement riche en émotions et en valeur humaine à plus de 13500 km et à plus de 6000 mètres d'altitude de chez nous...

Aujourd'hui nous partons du Camp de base à 4300 mètres pour une longue randonnée de 9 heures vers la civilisation, une douche que tout le monde a envie maintenant, depuis le 30 décembre nous nous lavons aux
lingettes professionnelles pour milieu hospitalier... Ou d'autre courageux se lavent à l' eau des glaciers...

Un immense merci à nos familles, femme, enfants, amis, collègues de travail, Nos partenaires SONY France, Association ASLS Aventure, Sport 2000 Illkirch et Sélestat, Les Radio France Bleu Alsace et Top Music,
les Derniers Nouvelles d'Alsace, The North Face, Polar France, et tous les autres oubliés...


Merci du fond de nos cœurs et à bientôt pour d'autres nouvelles

Eddy

Chef d'Expédition Aconcagua 2006

Carnet de route 11.01.2006 - Une dernière journée dans la montagne de l'Aconcagua

Réveil dans la fraicheur de Plaza de Mulas qui nous parait bien agréable après les camps d'altitude. Comme tout les jours le balais de l'hélicoptère commence vers 8h30, quand nous préparons, un dernière fois, les sacs pour les mules. Un ultime pliage de tente, avant le petit déjeuner préparé par l'équipe à Luis. Au programme de la journée une longue marche en fond de 37km pour rejoindre Punta Del Inca, qui promet encore quelques beaux paysages et gouttes de sueur.

La longue descente...
Un premier check-out auprès des gardiens du parc, et la descente commence. Au bout de quelques minutes à peine, au pied de la butte qui nous fit souffrir le premier jour on découvre le cadavre de 3 "Mulas" dont un récent...Commence la longue marche en fond de vallée, le sol est un fond de rivière asséchée: des cailloux, de la poussière et le vent qui souffle toujours. Mais autour de nous le paysage de ce fond de vallée est majestueux, quand le rythme imposé par Mariano nous autorise à lever le nez un instant! Au bout de 2 heures de marche les premières plantes apparaissent, d'abord quelques petits cactus, encore 1 heure et on découvre les butes du camp de Confluencia. La végétation devient plus dense et les couleurs sont magnifiques des mélanges d'ocre de la terre, le blanc des lichens, le vert des plantes et le noir des roches...
Encore 1 heure, on dépasse Confluencia, le terrain est plus vallonné (et c'est pas plus mal après 3 heures de marche en fond de vallée) mais la sente reste caillouteuse et poussières, par contre c'est toujours aussi somptueux!
2heures plus tard, on atteint la sortie du parc, d'un dernier regard à la sentinelle de pierre qui c'est refusé à nous cette fois-ci!
Ciao cerro Aconcagua!

¿El autobus?
Après 6heures de marche et quelque 37km! eh oui beau score.
Reste le bus pour Mendoza...Après Raoul on craint le pire et on a raison. Cette fois ci, c'est un voyage en première ou seconde chaque col ou même la moindre pente est une épreuve pour le pauvre autobus! Tous les camions que Raoul le virtuose doublait par une manœuvre osée, cette fois-ci nous doublent. Au bout de 4heures de route, enfin un cri réveille les aventuriers "Mendoza!", ouaip il faudra que le bus se traine encore 1 heure avant de nous déposer à l'hôtel...Il n'est pas loin de 1 heure du matin cette longue dernière journée en Aconcagua....

Guillaume